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Le personnage

Tout jeune, l’école buissonnière et le vagabondage l’attirent plus que toute autre chose.

En 1835, âgé de 14 ans, pour ses études, il rejoint son oncle Julien-Marie Le Huërou, professeur agrégé de lettres au Collège Royal de Rennes et féru d’histoire et de celticisme.

La mort de son oncle va susciter chez Luzel une émotion considérable. Julien-Marie Le Huërou laisse de nombreux travaux inachevés. François Marie n’aura dès lors de cesse de recueillir les témoignages de la culture bretonne au travers de différentes « missions ».

Grâce à son errance au gré des routes de Bretagne, surtout du Trégor, celui que ses amis surnommeront le Boudedeo Breiz Izel, le Juif Errant de la Basse-Bretagne, va collecter auprès des mendiants, des tisserands, des valets de ferme, des centaines de chansons, de contes, et de pièces de théâtre.

Au fil des années, il collectera à travers le Trégor quelque 500 chansons.

Ses travaux lui procureront quelques subsides notamment au travers de subventions perçues du Ministère de l’Instruction Publique. Parallèlement, il exercera différents métiers plus alimentaires que par conviction.

- à partir de 1848 il est « Régent de collège » de Dinan à Quimper, en passant par Pontoise, Nantes, avec des interruptions

- En 1874, il devient rédacteur en chef d’un journal de Morlaix,

- Durant une courte période en 1880, il exerce même la fonction de Juge de paix à Daoulas.

- À partir de 1881, on le retrouve comme archiviste du Finistère.

Certaines de ses sœurs, surtout Perrine, joueront un rôle important dans ses travaux de collectage.

La publication des œuvres recueillies n’interviendra que très tard.

- 1868 pour les chants

- 1874 pour les Gwerzioù Breiz Izel

- 1890 pour les Sonioù.

Sa première grande mission commence dès 1844. François Marie Luzel est alors âgé de 23 ans.

La seconde mission de Luzel va débuter en 1863. Elle porte sur le théâtre breton. « Notre théâtre consiste presque entièrement en manuscrits enfumés et crasseux, souvent lacérés et presque illisibles de saleté et de vétusté, dispersés un peu partout dans les campagnes, et le plus souvent sous le chaume des laboureurs et des pauvres gens ; je n’en connais aucune collection, soit dans des archives ou des bibliothèques publiques. »

Il aura ainsi collecté environ 100 manuscrits qu’il déposera principalement à ce qu’on appelle aujourd’hui la Bibliothèque Nationale de France.

En 1868, il obtient du ministère une nouvelle grande mission : le conte. Il en recueillera plusieurs centaines. Il n’en publiera qu’une toute petite partie. D’autres ne paraîtront qu’après sa mort, grâce notamment à Françoise Morvan.

François-Marie Luzel aura participé à la querelle du Barzaz-Breiz, qui met en doute l’authenticité des chants recueillis par La Villemarqué et qui va durer au-delà de la mort de ce dernier.

C’est à partir de 1867 que Luzel émet des doutes sur l’authenticité des chants du Barzaz Breiz. Il le dit clairement à La Villemarqué : « J’ai la conviction que c’est vous qui avez composé les pièces anciennes du Barzaz-Breiz » Luzel va même jusqu’à présenter en 1872 une conférence dans ce sens au cours d’un congrès à Saint-Brieuc. C’est seulement au début des années 1880 que les deux hommes commenceront à se réconcilier.

François-Marie Luzel s’éteindra à Quimper, en 1895.

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Mis à jour le mardi 2 août 2016