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Accueil > CURIOSITES : culture, tourisme, loisirs > Les Sept Saints et le pèlerinage islamo chrétien > La tradition et les textes > 2 - la Gwerz des Sept Saints

2 - la Gwerz des Sept Saints

la Gwerz des Sept Saints n’a pas le plan classique des gwerzioù.

Son but primitif et essentiel est de célébrer la crypte-dolmen et son immémoriale consécration divine en vue d’une scène prémonitoire de la Résurrection des morts.

Pas un mot sur la chapelle de 1703 qui n’est pourtant pas insignifiante ni sur ses généreux fondateurs qui ont dû agir contre la volonté de leurs suzerains de Penthièvre, puisqu’il y a eu un procès entre 1743 et 1748.

Il s’agit d’un prototype préchrétien, antérieur au moyen-breton et à ses rimes intérieures ; « remployé » comme prologue à la légende éphésienne quand le texte latin de Grégoire de Tours fut « celtisé » probablement dans un monastère irlandais.

Le prototype de la Gwerz peut être fixé au Stiffel. Il serait antérieur à la fin du VIe siècle, avant les conciles de Tours (567), Nantes (668) et Rennes (689) qui prescrivent la destruction des mégalithes. Cette datation ressort de la solennité du ton des strophes 2-5 qui célèbrent naïvement un mégalithe comme une œuvre de Dieu. Cette caractéristique avait frappé Luzel (avant son revirement de 1886).

Au centre, la partie hagiographique, tirée de Grégoire de Tours, est partiellement archaïque.

A la fin, les guérisons, non datées, peuvent être postérieures à la chapelle de 1703

La Gwerz apparaît finalement comme une compilation mal soudée de deux éléments, l’un antérieur à 1652, l’autre postérieur à 1732, « sautant » par-dessus l’érection de la chapelle de 1703. L’essentiel de la Gwerz, annexe à l’éloge initial d’une bâtisse dûe à la main de Dieu seul, la foi en
une pré-résurrection locale due à Dieu seul, attestant ainsi qu’un Jour viendra où Dieu seul, par la Résurrection générale, « rebâtira » toute l’humanité comme une Jérusalem nouvelle.

Les premiers textes imprimés ne sont pas datés. Ils ont été réalisés à Morlaix chez Lédan avant 1860.

Une autre édition, parue à Saint-Brieuc, datant de 1908-1914, livre une variante réalisée par un poète breton connu, dont le « nom de plume » était « ar-Yeodet ». Cette version, ne comportant que 52 strophes a supprimé les strophes 2 et 5, remanié des rimes, non sans subterfuge et remplacé partout « Plouaret » par « ar-C’houerc’hed » (Vieux-Marché).

Le cantique de la procession (feuille volante, 1955) ne contient plus que 18 strophes, avec une strophe-refrain.
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Mis à jour le mardi 2 août 2016